Origines des variétés (RC Clarke)

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Hello tout le monde :D

On s'attaque à un beau morceau, avec cette fois ci un article de Robert Connell Clarke, intitulé "Origins of the species" , publié dans le livre "Cannabible" en 2006.

Vous pouvez retrouver cet article en english, par exemple ici : http://www.cannabisculture.com/articles/4721.html

Et voici donc la traduction :
Les variétés de Marijuana originaires d’Inde ont été cultivées dans les Caraïbes et dans les pays des régions côtières du Mexique au Brésil depuis 1834, quand les Anglais ont amenés des esclaves Indiens dans leurs colonies des Caraïbes. La Marijuana n’est pas devenue illégale en Amérique avant 1937, et l’importation commerciale à grande échelle de haschisch et de marijuana en Europe et en Amérique du Nord n’a commencé qu’au début des années 1960.

La culture de la Marijuana débuta en Amérique du Nord durant les années 1960. Tout d’abord, des graines retrouvées dans des cargaisons illicites de marijuana furent simplement plantées par des fumeurs curieux. La marijuana Sinsemilla (« sans graines » en espagnol) était alors pratiquement inconnue. Au niveau national, quasiment toute la marijuana qui n’avait pas de graines était de la marijuana qui n’était pas cultivée jusqu’à sa maturité, alors la marijuana mature était pleine de graines. Les variétés tropicales de Colombie et de Thaïlande cultivées en Amérique du Nord parvenaient rarement à maturité avant d’être tuées par les gelées.
Toutefois, certaines variétés tropicales survivaient régulièrement jusqu’a leur maturité sur les côtes de la Floride, en Californie du Sud, et à Hawaii, où le climat est chaud et où la durée de culture peut être longue. Alternativement, les variétés subtropicales du Mexique et de la Jamaïque parvenaient souvent à maturité en extérieur au Sud des Etats-Unis, sur les deux tiers du territoire. Toutes ces premières introductions étaient appelées “sativas”, un nom courant qui vient de l’appellation botanique Cannabis Sativa.

Au début des années 1970, une poignée de cultivateurs commença à produire de la sinsemilla. Les plantes sans graines sont créées en supprimant les plantes mâles des champs, en ne laissant que les plantes femelles non fécondées jusqu’à leur maturité. A la place de créer des graines dans leurs premières fleurs réceptives, les plantes femelles continuent de produire de copieuses fleurs additionnelles, couvertes par des centaines de milliers de glandes de résine.
Autour du milieu des années 1970, la sinsemilla était devenue la technique principale de production domestique de marijuana.

En 1976, un livre de poche appelé “Sinsemilla Marijuana Flowers”, écrit par Jim Richardson et Arik Woods, révolutionna la culture de la marijuana en Amérique du Nord. Non seulement les auteurs ont décrit précisément et sensiblement la technique de la Sinsemilla avec des textes excellents et de somptueuses photographies couleur, en réalisant la première tentative de description des périodes exactes de la maturation florale pour une puissance optimale et une récolte goûteuse. Mais plus important, cette publication, il y a juste 30 ans, suggérait aux cultivateurs que si la marijuana peut être cultivée sans graines, cela entraîne que des fleurs femelles sélectionnées peuvent être intentionnellement fécondées avec un pollen sélectionné, pour produire quelques graines dont le parentage sera connu. Cette réalisation, à tour de rôle, donnera naissance au développement du breeding conscient de la marijuana, et de la myriade de variétés décrites dans cet article.

Au départ, les cultivateurs de marijuana travaillaient avec toutes les variétés qu’ils pouvaient se procurer, à la recherche de plantes puissantes qui pourraient parvenir systématiquement à maturité avant d’être tuées par les gelées. Comme la plupart de la marijuana importée était pleine de graines, de nombreuses landraces (des variétés traditionnelles cultivées par des peuples indigènes) étaient disponibles au cultivateur. Des variétés à floraison courte du Nord du Mexique se sont avérées être les favorites car elles parvenaient systématiquement à maturité dans les latitudes plus au Nord. Les variétés sativa d’Amérique du Nord à floraison courte du début et du milieu des années 1970 (telles que la Polly et l’Eden Gold) résultaient de croisements hybrides entre des landraces du Mexique ou de Jamaïque, et des plus puissantes, mais à floraison plus longue, landraces du Panama, de Colombie, et de Thaïlande. (Dans tous les croisements hybrides, le parent femelle est listé avant le X, symbole du croisement, et le parent mâle est listé après le X. Si l’identité sexuelle des parents est inconnue, le symbole / est utilisé à la place du X). Les variétés landraces traditionnelles ont offert aux cultivateurs modernes un puissant départ, car elles ont été sélectionnées et privilégiées pour leur puissance durant des centaines d’années.

La plupart des variétés des années 1970 étaient adaptées à la culture en extérieur, mais d’autres étaient spécialement développées pour les serres ou l’intérieur, pour la culture sous lampes artificielles, où la saison peut être prolongée pour permettre aux variétés à floraison longue de se terminer. Une fois que les variétés ont été sélectionnées pour arriver parfaitement à maturité dans des conditions données, les pionniers des breeders de marijuana ont sélectionné les plantes sur une puissance élevée (taux élevé de THC avec taux bas de CBD), ainsi que sur des considérations esthétiques de goût, d’arôme, et de couleur. (Le THC est le principal composant psychoactif retrouvé dans le Cannabis. Le CBD, Cannabidiol, n’est pas psychoactif, mais peut altérer les effets du THC). Des adjectifs modifiants, tels que « minthy » (mentholée), « floral » (fleurie), « fruity » (fruitée), « sweet » (douce), « purple » (violette), « golden » (dorée) ou « red » (rouge), étaient souvent attachés à certaines variétés, et c’est ainsi qu’est née la passion des cultivateurs pour la diversité des variétés de marijuana.
La sélection continue sur les hybrides originaux a donné pour résultats certaines des sativas légendaires des années 1970, telles que l’Original Haze, la Purple Haze, la Polly, l’Eden Gold, la Three Way, la Maui Wowie, la Kona Gold, la Matanuska Thunderfuck, et la Big Sur Holly Weed, qui étaient quasiment toujours cultivées en extérieur ou en serres. De 1975 jusqu’à la fin de la décade, les breeders de marijuana ont connu beaucoup de succès en continuant de développer les variétés de sativa pour les experts. Des fleurs plus douces et plus belles ont amené beaucoup de fierté aux cultivateurs et même de meilleurs profits. Les variétés violettes ont acquis leur popularité, largement suivie par l’extraordinaire Purple Haze de Californie centrale.

En 1980, la culture commerciale de marijuana était devenue beaucoup plus courante. Des cultivateurs professionnels ont développé des variétés sativa qui possédaient à la fois un haut rendement et une floraison courte, et l’attention de la police sur les cultures commerciales augmenta, particulièrement dans l’Ouest des Etats-Unis. De petits avions étaient régulièrement utilisés pour rechercher les grandes plantations de marijuana localisées dans des terrains isolés, et de nombreux petits cultivateurs furent dénoncés à la police par des voisins fouineurs et alarmistes. Les autorités ont bientôt compris que la marijuana parvient à maturité en automne, donc une variété qui pourrait être récoltée et séchée dans des hangars début Octobre, éviterait certains problèmes que pourrait rencontrer une variété qui parviendrait à maturité fin Novembre. Face aux problèmes de stockage résultants de nombreuses prises, les autorités se contentaient souvent de compter les plantes saisies et de bruler immédiatement la majeure partie de la culture sans la peser. Les poursuites se basaient sur le nombre de plantes. Juste un peu de marijuana séchée était sauvé pour être analysé en laboratoire en tant que preuves pour le tribunal. Simultanément à l’augmentation de la production de sinsemilla, existait une augmentation des récoltes saisies. Plus un cultivateur pouvait utiliser des plantes petites et fleurissant vite, meilleures étaient ses chances d’éviter d’être détecté par des représentants de la loi ou par des voleurs.

Quand le cannabis reçoit beaucoup d’eau, de soleil, et de nutriments, il produit des plantes gigantesques, qui peuvent parfois donner jusqu'à plus de 2 Kgs de fleurs séchées par plante.
Plus les plantes sont nourries et arrosées, plus elles deviennent grandes et buissonnantes, mêmes si elles ont été lourdement taillées. Plus la plante est grosse, plus il est facile de la repérer depuis les airs ou derrière une clôture. Cette situation créa un désir pour les cultivateurs d’avoir des plantes avec une stature courte et large, et un rendement de fleurs élevé. Avant 1975, quasiment toute la sinsemilla était cultivée à partir de variétés sativa.
Correctement cultivées, des variétés colombiennes, mexicaines, ou thaïlandaises, donnaient en moyenne des plantes de plus de 2,50 mètres quand elles étaient taillées ou palissées, et pouvaient facilement atteindre 4 à 5 mètres quand elles étaient cultivées sans restriction en plein soleil. Alors que les breeders de marijuana continuaient de croiser leurs variétés sativa aux tailles les plus basses, aux floraisons les plus rapides, et aux rendements les plus élevés, les unes avec les autres, ils attendaient quelque chose de nouveau. Leur salut se manifesta en une nouvelle et exotique variété étrangère de marijuana appelée « indica ».

L'introduction de l'indica.

La plupart des variétés modernes de sinsemilla an Europe et en Amérique du Nord sont un mélange entre les variétés de marijuana du Sud de l’Asie, appelées Sativa, qui se sont propagées à travers toute l’Asie du Sud et du Sud Est, en Afrique, et en Amérique du Nord et du Sud, et qui ont été croisées (depuis les années 1970) avec des variétés à haschich d’Asie centrale et du Moyen Orient, couramment appelées « indica », un nom basé sur l’appellation botanique Cannabis Indica. Les variétés indica les plus connues proviennent d’Afghanistan et du Pakistan. Les plantes indica sont caractérisées par une structure basse et buissonnante, avec des feuilles vertes sombres, qui les rendent un peu plus difficile à voir de loin. Elles parviennent à maturité généralement assez tôt, de fin Aout à fin Septembre, restent souvent entre 1 et 2 mètres à maturité, et produisent des feuilles et des fleurs recouvertes d’abondante résine. Au moins plusieurs douzaines d’introductions de graines indica originaires d’Afghanistan ou du Pakistan furent réalisées en Amérique du Nord du milieu à la fin des années 1970. L’Afghani #1, la Mazar-i-sharif, et l’Hindu Kush étaient trois des premières introductions d’indica, et sont encore disponibles aujourd’hui. Depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, beaucoup plus d’indica ont fait leur chemin directement vers les compagnies de graines hollandaises, en passant par le Pakistan voisin. L’indica a ajouté des traits de grande valeur commerciale aux variétés domestiques de marijuana existantes, mais il fut considéré comme étant trop rustique par de nombreux fumeurs, car il était à l’origine utilisé pour la production de haschich en masse, plutôt que pour l’excellente sinsemilla.
Les breeders de marijuana avaient encore besoin des sativas traditionnelles pour créer des hybrides avec des effets à la fois puissants et cérébraux.

Les breeders de marijuana ont volontairement croisé des variétés indica à floraison courte avec des douces variétés sativa, mais à floraison plus longue, pour produire des hybrides à floraison courte. Bientôt la majorité des cultivateurs commencèrent à essayer quelques hybrides indica/sativa. Au début des années 1980, la vaste majorité de sinsemilla produite commercialement en Amérique du Nord, contenait probablement une partie indica dans sa composition génétique, et il était devenu difficile de trouver les pures variétés sativa qui étaient si populaires seulement quelques années plus tôt. Il ne reste maintenant que très peu de pures sativa cultivées en Amérique du Nord et en Europe, car elles arrivent à maturité tard en extérieur et demandent du temps supplémentaire en intérieur, ce qui se traduit par une augmentation des coûts et des risques. La plupart des hybrides indica/sativa étaient très vigoureux, parvenaient à maturité rapidement, avaient un bon rendement, étaient très puissants, et étaient faciles à dissimuler grâce à leur stature plus courte. La Skunk#1 (Sativa Colombienne/Indica Afghan X Sativa mexicaine Acapulco Gold) est un bon exemple d’un hybride exprimant principalement des caractères sativa, et la Northern Lights (Indica Afghan / Sativa Thaïlandaise) est un bon exemple d’hybride exprimant principalement des caractères indica.

Les hybrides indica se sont propagés comme un feu de forêt. Bien que l’influence de l’indica ait d’une manière générale augmentée sans interruption tout au long du milieu des années 1980 (en raison de son introduction tardive dans de nombreuses régions), sa popularité parmi les régions pionnières commença à décliner. Comme le pollen du cannabis est très volatil et que la sinsemilla est souvent cultivée dans des jardins clôturés, une pollinisation accidentelle se traduit souvent par de nombreuses graines. Les graines accidentelles sont de loin beaucoup plus courantes que les graines produites intentionnellement, et sont généralement distribuées rapidement et largement dans la sinsemilla au détail. Alors que des graines produites intentionnellement sont généralement transmises uniquement d’un breeder sérieux à un autre, ou achetées à des compagnies de graines, et leur distribution est donc beaucoup plus limitée. Des graines produites accidentellement contenant des proportions variables de gènes indica ont été cultivées, et croisées aléatoirement entre elles, encore et encore. De tels croisements aléatoires produisent des hybrides tellement complexes que des caractères favorables sont très rarement reproductibles systématiquement. Les individus d’une même progéniture ne se ressemblent pas entre eux, leur genpool ayant été formé de fragments de génétiques transmis par leurs différents ancêtres, et rassemblés aléatoirement. Au cours des quelques années suivantes, les différents genpools mélangés, ont manifesté l’apparition de nombreuses caractéristiques indésirables, autant que de caractéristiques désirables.

En l’absence de sélection soignée et de breeding consciencieux, la marijuana devient rapidement faible, et au fur et à mesure des sélections naturelles, les variétés perdent leur vigueur, leur goût, et leur puissance. Une recombinaison accidentelle des hybrides complexes fait ressortir certains des caractères indica les moins désirables, qui avaient été supprimés auparavant. Une puissante diminuée ; un effet lent, plat, triste ; et un arôme âcre, puant (« Skunky »), un goût difficile qui est rapidement devenu associé à plusieurs hybrides indica/sativa. Aussi, les denses grappes de fleurs indica, fortement compactées, tendent à piéger la moisissure, et favoriser la pourriture grise (Botrytis cinerea), contre laquelle les variétés indica ont eu faible résistance naturelle. Cela résulte souvent en pertes significatives de récolte, ce qui était rarement un problème quand seules les variétés pures sativa étaient cultivées. Les hybrides indica/sativa sont encore ce que la majorité des consommateurs de marijuana achète aujourd’hui. Mais pour l’expert en sinsemilla, l’indica ne s’est pas révélé être aussi bon que prévu. Bien que les consommateurs et cultivateurs commerciaux de la fin des années 1970 aient adopté l’indica avec enthousiasme, de sérieux breeders des années 1980 commencèrent à considérer l’indica avec plus de scepticisme.

Le cultivateur commercial moyen, ou le cultivateur à domicile, cependant, peuvent exprimer un avis assez différent. La croissance robuste, la maturation rapide, et la tolérance au froid des Indica permirent à la sinsemilla d’être cultivée en extérieur dans le Nord des Etats-Unis, depuis Washington jusqu’au Maine et à travers tout le Sud du Canada. Cela révolutionna le marché de la marijuana en créant la possibilité de cultiver soi même une herbe puissante pour ceux vivant sous les latitudes nordiques, tout en élargissant l’étendue et l’intensité de la culture de sinsemilla. La production s’est dispersée depuis les épicentres des USA (côte Ouest, Hawaii, et les montagnes Ozark) jusqu'à au moins 20 grands états producteurs. De la sinsemilla est maintenant cultivée en extérieur dans chacun des 50 états américains, à travers tout le sud du Canada, et dans quasiment toute l’Europe. Les hybrides indica/sativa ont aussi prouvé être bien adaptés à la culture en intérieur. Les variétés compactes indica/sativa fleurissent rapidement, permettant 3 à 4 récoltes par an, et produisent une moyenne de 100 grammes de fleurs séchées sur des plantes de seulement 1 mètre. Les variétés sativa sont trop étirées (« stretchy ») et hautes, prennent trop de temps pour arriver à maturité, et le haut des plantes, près des ampoules, fait de l’ombre aux branches du bas, les empêchant de produire beaucoup de fleurs.

L’introduction de l’indica a également eu un effet plus subtil, et qui durera peut être plus longtemps, sur le breeding de la sinsemilla. La coloration violette était devenue un signe de qualité et de puissance pour les variétés à floraison longue telles que la Purple Haze. La demande des consommateurs pour de la sinsemilla violette exotique aboutit une variété qui fut de courte durée, la « Purple Craze », au début des années 1980. Les cultivateurs avaient découvert que les variétés indica tourneront souvent au violet si elles sont laissées en extérieur sous le gel. Pendant un an ou deux, de nombreux cultivateurs furent capables de gagner plus d’argent en vendant des fleurs violettes, mais de variétés indica à floraison courte, qui quand elles sont laissées dans des champs sous le gel, perdent beaucoup de leur puissance. Cela termina brusquement la Purple Craze, et les breeders de marijuana des années 1980 réalisèrent que de nombreux caractères ne sont désirables que pour certaines variétés et dans certaines conditions. Le breeder consciencieux devra donc être extrêmement sélectif lorsqu’il expérimentera de nouvelles introductions.

Le tournant de la marrée indica

Dans leur recherche de stock de génétiques de qualité supérieure, des breeders experts de la sinsemilla sont retournés travailler avec certaines variétés originales pures sativas. En les croisant avec les variétés hybrides indica/sativa actuelles stabilisées, ces breeders peuvent améliorer les saveurs de l’hybride, et augmenter sa puissance.
Les breeders sont en constante recherche de nouvelles sources de graines exotiques. Les pures variétés indica jamais hybridées sont encore du matériel de breeding de très grande valeur, et de nouvelles introductions indica sont occasionnellement reçues depuis l’Afghanistan ou le Pakistan. Des variétés sativa d’Afrique du Sud ont récemment gagné la faveur des cultivateurs d’extérieur, car elles fleurissent rapidement mais sans souffrir de la plupart des défauts esthétiques de l’indica. Les pures variétés sud africaines, situées très loin au Sud de l’équateur, parviennent souvent à maturité en Août, mais sont plus petites en structure, d’une puissance modérée, et ont un rendement relativement élevé. Les croisements entre les indicas et les variétés hybrides indica/sativa classiques comme la Skunk#1 sont généralement vigoureux, fleurissent rapidement et peuvent exprimer des caractères désirables sativa et indica de puissance élevée, de parfum délicieux, et de rendement important.

Avant 1980, quelques breeders avaient également travaillé avec des variétés sativa de chanvre d’Europe Centrale, la plupart des cultivateurs modernes appellent ces variétés “Ruderalis”. Ces variétés de chanvre commencent à être récoltables en Juillet ou début Août, ce qui accélère la maturation des variétés de marijuana hybrides de Ruderalis en extérieur.
Malheureusement, ces variétés sont presque totalement dépourvues de THC, et sont riches en CBD. La puissance manque dans la progéniture hybride, et de subséquentes sélections sont nécessaires pour rétablir de hauts niveaux de psychoactivité. Cependant, le principal problème avec ces variétés de chanvre Ruderalis et leurs hybrides, et qu’elles ne sont pas déterminées. Une seule plante continuera de produire de nouvelles fleurs jusqu’à la récolte, au lieu que toutes ses fleurs parviennent à maturité avant la récolte ; donc leur plein potentiel ne sera jamais atteint. Les hybrides de Ruderalis auront probablement prouvé leur bonne valeur uniquement aux cultivateurs d’extérieur des régions proches des latitudes polaires où peu d’autres choses peuvent être cultivées.

Les breeders nord américains ont également utilisé d’autres importations exotiques pour donner des saveurs particulières à la fumée ou augmenter la puissance des hybrides. Des variétés landraces du Brésil, d’Inde, d’Indonésie, du Kashmir, de Corée, du Népal, d’Afrique, et d’autres vastes endroits, furent occasionnellement utilisées dans ce but. Comme les cargaisons de marijuana ne provenaient pas souvent de ces régions, généralement les graines étaient collectées en faible nombre et restaient relativement rares par rapport aux graines des principales régions productrices de marijuana telles que la Colombie, le Mexique, la Jamaïque, et la Thaïlande. A présent, il est devenu pratiquement impossible d’importer des graines de nouvelles et puissantes variétés importées. Elles peuvent rarement être collectées car il ne reste que très peu d’endroits où des fermiers indigènes conservent des landraces traditionnelles de haute puissance. En gros, nous sommes coincés avec ce que l’on a en circulation, que l’on l’aime ou pas, et les breeders doivent utiliser le meilleur de ce qu’ils possèdent.

Quelques branches fortes de l’arbre généalogique de la marijuana nord-américaine, furent transplantées en Hollande, et les descendants de ces variétés continuèrent à prospérer et à évoluer, menant à l’extraordinaire diversité de variétés de marijuana cultivées en Amérique du Nord et en Europe de nos jours. Avec le départ des ventes de graines de marijuana aux Pays Bas, les compagnies de graines hollandaises ont proposé un exemple facilement documenté du breeding de sinsemilla, qui s'est poursuivi simultanément en Amérique du Nord. Les compagnies de graines hollandaises ont décrit la plupart de l’héritage génétique de leurs variétés dans leurs premiers catalogues. Les informations suivantes proviennent directement de catalogues de graines publiés, et sont complétées avec des commentaires personnels de breeders et de propriétaires de compagnies de graines.

Les compagnies de graines hollandaises

Au début des années 1980, de nombreuses compagnies de graines apparurent aux Pays Bas, où la culture du Cannabis pour la production de graines, et la vente de ces graines, étaient tolérées. La pression politique sur les cultivateurs de marijuana d’Amérique du Nord a provoqué une poussée de l’évolution du breeding de la sinsemilla aux Pays Bas, où le climat politique était beaucoup moins dangereux. Pour les cultivateurs d’Europe et d’Amérique du Nord, cela mena à la disponibilité permanente de graines de marijuana exotique de haute qualité.

Quasiment toutes les variétés hollandaises contiennent en partie une ou plusieurs des briques génétiques fondatrices amenées d’Amérique du Nord. Des variétés telles que l’Original Haze, l’Hindu Kush, l’Afghani #1, et la Skunk#1, étaient déjà bien répandues en Californie avant que leurs graines ne soient amenées en Hollande au début des années 1980. Comme ces souches étaient des variétés relativement stables sous forme de graines, les breeders avaient de meilleures chances de sélectionner une plante mâle favorable comme source de pollen pour le breeding. Des souches telles que la Northern Lights, la Big Bud, la Hashplant, et le G13, arrivèrent aux Pays Bas depuis la cote Nord Ouest du Pacifique, sous le forme de boutures femelles racinés. Il n’y a jamais eu de mâle de ces variétés, et par conséquent, les graines commerciales furent toutes créées par des croisements avec un mâle d’une variété différente telle que la Skunk#1, ou plus rarement en masculinisant un clone femelle pour produire du pollen pour s’auto polliniser.

Lorsque les experts nord américains en sinsemilla commentent que « toutes les variétés hollandaises semblent être les mêmes », cela n’est pas surprenant, vu que les variétés Hollandaises partagent beaucoup de leur héritage génétique. Sur les 150 variétés proposées à la vente par les compagnies de graines Hollandaises en 2000, 80% d’entre elles contenaient des génétiques qui sont arrivées en Hollande avant 1985. La plupart des compagnies de graines ont continué à remélanger le jeu de cartes fortement entassé des génétiques d’Amérique du Nord, et depuis les années 1980 très peu de compagnies ont introduit quelque chose de nouveau. La perpétuation de la monotonie a été ponctuée, très rarement, par de nouvelles introductions en provenance d’Amérique du Nord ou des pays de culture traditionnelle de la marijuana. La plupart des compagnies de graines ont simplement recombiné les souches fondatrices à partir desquelles les breeders sélectionnent des clones pour représenter leurs compagnies de graines dans les compétitions. On récolte ce que l’on sème !

Mais où serions-nous aujourd’hui sans les briques fondatrices de nos variétés communes ?
De nombreuses variétés ont été essayées à travers les années, et la persistance du genpool fondateur original à ce jour, est un gage de sa désirabilité. Si des variétés plus puissantes, avec de meilleurs goûts, et un meilleur rendement, avaient été introduites, les cultivateurs les auraient certainement privilégiées aujourd’hui. En fait, les compagnies de graines introduisent généralement une nouvelle variété, en croisant simplement une nouvelle introduction avec une variété hollandaise bien établie, créée elle-même à partir des variétés fondatrices initiales, et en donnant à la plante qui en résulte un nouveau nom. Comme seule une poignée des variétés d’Amérique du Nord furent utilisées pour créer les variétés de sinsemilla « Hollandaises », elles sont généralement puissantes et lucratives commercialement, mais souvent ennuyeuses !

Les blocs fondateurs génétiques utilisés dans la plupart des souches de sinsemilla hollandaises sont décrits ci-dessous avec la compagnie de graines, le nom de la variété, la date d’introduction, l’origine, et les héritages génétiques.

Parmi les premières variétés hollandaises, la Holland’s Hope et la Amstel Gold, furent introduites au début des années 1980 et sont encore disponibles de nos jours. Bien que ces souches à dominance indica ne soient pas très puissantes, elles fleurissent beaucoup plus rapidement que la plupart des variétés, car elles ont été sélectionnées pour être cultivées en extérieur aux Pays Bas. Ces deux variétés furent créées à partir de sélections sur des plantes landraces afghanes, importées pour le haschich.

Les huit variétés suivantes furent amenés en Hollande depuis la Californie en tant que variétés de graines identifiées, et furent commercialisées par la compagnie de graines Cultivator’s Choice entre 1980 et 1983. Elles étaient relativement uniformes et représentent maintenant plus des deux tiers des variétés proposées par les compagnies de graines hollandaises. La plupart des variétés de Cultivator’s Choice ont été fidèlement entretenues et sont maintenant proposées par la compagnie de graines The Flying Dutchman.

* La Skunk#1 donna un grand coup de départ à la culture hollandaise de haute qualité à domicile. Encore aujourd’hui, près de la moitié des variétés vendues par les compagnies de graines hollandaises, possèdent de la Skunk#1 dans leurs origines. La Skunk#1 fut introduite pour la première fois en Hollande à la fin des années 1970, et révolutionna immédiatement la culture hollandaise de la marijuana. Les hollandais, qui à la base préfèrent fumer du haschich, ont essayé de cultiver de la marijuana à la fois en extérieur et en serres, pendant les années 1970. La plupart du temps, leurs efforts rencontra très peu de succès populaire, et la Nederwiet, littéralement “herbe faible”, était considérée comme une blague par les cultivateurs sérieux. La Skunk#1 a tout changé. Sous le serres hollandaises, la Skunk#1 fleurissait uniformément et produisait systématiquement des rendements élevés de têtes puissantes, même lorsque les récoltes étaient issues de graines. La Skunk#1 était à l’origine une combinaison hybride à trois voies entre un hybride Colombien/Afghan et une plante d’Acapulco Gold importée du Mexique. Cette combinaison fut travaillée en Californie durant plusieurs générations jusqu’à donner la combinaison stable connue en tant que Skunk#1. Bien que l’indica représente un quart de l’héritage génétique de la Skunk#1 et contribue à sa structure buissonnante et à ses têtes compactes, la Skunk#1 est principalement un hybride sativa à l’odeur douce plutôt qu’une indica à l’odeur âcre, donc le nom « Skunk » (Putois) est en fait assez trompeur. Malgré son uniformité générale, il y a de nombreuses formes différentes de têtes dans la Skunk#1, variant des têtes rouges et velues avec des petits calices, à de têtes aux larges calices avec de copieuses glandes de résines.

* L’Original Haze est une variété à floraison longue originaire de Californie centrale, qui était quasiment toujours cultivée sous serres, lui permettant d’arriver à maturité en Décembre ou Janvier. L’Original Haze était toujours une variété pour les experts, et même dans les années 1970 elle était vendue autour de 200$ l’once (28g). L’Original Haze est un hybride stabilisé pur sativa, créé en croisant toutes les meilleures femelles avec un mâle d’une différente sativa importée chaque année. Cela commença avec des hybrides Colombien/Mexicain cultivés à partir de graines pour la première récolte, ensuite une plante mâle d’Inde du Sud a été utilisée la seconde année, et enfin une plante mâle Thaïlandaise a été utilisée la troisième année. Selon l’année où les graines de Haze furent collectées, les plantes avaient une dominance soit colombienne, soit d’Inde du Sud, soit Thaïlandaises. Les saveurs de l’Original Haze varient depuis les notes citronnées thaïlandaises, à travers toutes les possibilités de la gamme des sativa, jusqu’aux profondes notes épicés des saveurs de la colombienne violette, plus courantes parmi les variétés Haze hollandaises. Bien que la Haze fût disponible aux Pays Bas depuis le début des années 80, elle ne gagna sa popularité qu’au milieu des années 1990. Une augmentation du niveau d’exigence parmi les experts en sinsemilla mena à une augmentation des prix pour des hybrides de Haze exotiques et plein de saveurs (mais à floraison plus longue et coûtant plus cher à produire), face à la pléthore redondante de têtes hollandaises de type Skunk/Northern Lights.
L’Original Haze représente actuellement autour de 15% des variétés disponibles en Hollande, et sa fréquence ne cesse d’augmenter.

* A la fois l’Afghani#1 et l’Hindu Kush, sont des pures landraces indica originaires d’Afghanistan. Initialement sélectionnées pour la densité des têtes et la résine abondante, ce sont des variétés stables utilisées à l’origine pour la production de haschisch en Afghanistan.

* La Early California est un hybride indica/sativa à floraison très rapide introduit au début des années 1980 depuis la Californie. Elle est relativement pure et stable.

* La California Orange est un autre hybride indica/sativa californien, bien connu pour sa couleur et son goût typiquement orange.

* La Hawaiian Indica est un puissant hybride indica/sativa qui a été utilisé dans plusieurs hybrides hollandais. Ses caractéristiques principales sont de très gros calices et une abondante production de résine.

* La Early girl est une variété commerciale californienne bien connue datant de la fin des années 1970. Elle est généralement feuillue et de puissance modérée, mais fleurit systématiquement rapidement. Elle fut intégrée dans un certain nombre des premiers hybrides hollandais.

Les 5 variétés suivantes furent amenées aux Pays Bas depuis la cote Nord Ouest du Pacifique en tant que boutures femelles et furent présentées par The Sinsemilla Seed Company au début des années 1980. The Sensimilla Seed Company est maintenant connu en tant que Sensi Seed Bank et continue à proposer de nombreux hybrides créés à partir de ces variétés originales d’Amérique du Nord. Comme il n’existait pas de mâles de ces clones femelles, elles furent toujours croisées avec une autre variété afin de faire des graines.

* La Northern Lights était bien établie en tant que graines de variété d’intérieur sur la côte Nord Ouest du Pacifique en 1978, et est arrivé en Hollande sous la forme de 4 boutures sœurs.
Les lignées de Northern Lights ont finalement incorporé des génétiques Skunk#1 et des variétés Haze autour de 1980. La Northern Lights était surtout utilisé comme partenaire de croisement pour fournir l’aspect résineux duveteux souvent associé aux variétés puissantes.
Cependant, la Northern Lights tend également à avoir de très petites têtes de résine, à la fois en comparaison à la longueur des tiges des glandes, mais aussi par rapport aux autres variétés de sinsemilla. La Northern Lights se retrouve dans au moins 10% des variétés hollandaises.

* La Big Bud était établie sur la côte Nord Ouest du Pacifique, en tant que clone commercial d’intérieur, et fut ammené en Hollande au milieu des années 1980. C’est un hybride indica/sativa à dominance indica, avec des têtes très grosses, mais parfois feuillues.

* La Hashplant est un hybride Libanais/Thaïlandais. Elle fut à l’origine proposée par The Super Sativa Seed Club (SSSC), mais The Sinsemilla Seed Company récupéra le clone d’Amérique du Nord. C’est une variété hybride très fortement indica.

* Le G13 est un clone prétendument sorti d’une ferme gouvernentale de marijuana dans le Mississippi, aux USA. C’est également une très puissante, et pratiquement pure, variété indica.

* Des graines de chanvre Ruderalis furent collectées sur les bords de la route en Hongrie par la SSSC, et furent utilisées pour essayer de développer des variétés à floraison rapide. Bien que des hybrides avec la Skunk#1, et d’autres variétés d’Amérique du Nord, commencent à fleurir rapidement, ils expriment aussi leurs origines de chanvre, en n’arrêtant jamais de fleurir, leur maturation est donc irrégulière.

Le jeu des noms.

Retracer l’histoire des variétés utilisées par les six premières compagnies de graines hollandaises existantes est relativement facile. Les catalogues de graines indiquaient au client quelles landraces ou quelles variétés d’Amérique du Nord ont été utilisées pour créer les graines, et le même genpool fondateur etait souvent partagé par plusieurs compagnies de graines. Avec l’apparition de plus de dix nouvelles compagnies de graines au début des années 1990, la situation est devenue plus complexe. Les catalogues de graines ont souvent changé les noms des variétés utilisées dans leur breeding, ou omettent complètement d’indiquer l’ascendance génétique. La compétition entre les compagnies de graines s’échauffa, fortement alimentée par la Cannabis Cup annuelle du magasine High Times. Les nouvelles compagnies s’associèrent avec certaines des compagnies originales et croisèrent souvent les variétés traditionnelles avec leurs propres souches, introduisant de nouvelles variétés qui furent rapidement récupérées par les compagnies rivales. Plusieurs compagnies de graines apparurent pendant seulement un an ou deux, et de nombreuses autres commencèrent à revendre les graines produites par les principales compagnies. Il est facile d’acheter des graines à une autre compagnie de graines et de changer le nom de la variété, la faisant ainsi apparaître comme étant une nouvelle et différente variété. Certaines compagnies ont fait l’erreur de vendre des graines résultants d’un croisement entre deux plantes hybrides (polyhybride), ce qui se traduira par une grande variabilité, avec peu, voir aucune, chance que la progéniture ne ressemble ni à l’un ni à l’autre des parents. Le plus courant et le plus efficace moyen pour une compagnie de graines de créer une nouvelle variété était simplement de croiser une bonne plante femelle d’une variété existante avec un mâle Skunk#1.
D’une manière générale, les années 1990 furent caractérisées plutôt par un rebrassage du genpool des variétés originales, plutôt que par l’introduction de landraces ou de variétés d’Amérique du Nord.

Malheureusement, certains des premiers breeders hollandais ont fait de très mauvaises sélections sur les graines initiales qui leur avaient été offertes. L’erreur la plus courante de mauvaise sélection était de choisir les plantes possédant le plus de pistils rouges, au lieu de celles avec les plus gros calices. Les pistils rouges sont un signe que les fleurs femelles sont présentes, mais ils ne sont pas eux-mêmes psychoactifs. Une prédominance de pistils rouges est un signe de nombreuses, mais toutes petites fleurs, avec une toute petite surface disponible pour que les glandes de résine se développent.
Deuxièmement, la sélection des plantes avec des têtes denses, ayant un bel aspect pour la vente au détail, a mené à la prolifération de calices entassés qui restent fermes quand ils sont pressés, mais qui une fois encore manquent de surface suffisante pour développer de copieuses glandes de résine.
La troisième erreur fréquente lors des sélections fut de choisir les plantes à l’aspect duveteux avec des glandes de résine formées de longues tiges brillantes, mais avec de petites têtes, alors que les cannabinoïdes psychoactifs se trouvent principalement dans les têtes de ces glandes.
Ces trois caractères indésirables réapparaissent régulièrement dans les variétés hollandaises modernes, et devraient être évitées.

Parfois les croisements ont été présentés en tant que nouvelles variétés, avec beaucoup de battage (« hype ») à propos de quelque chose de nouveau et d’exotique, avant d’être testés par les cultivateurs. Ces soi-disant « variétés » disparaissaient généralement vite car les cultivateurs leur donnaient de mauvais avis. La plupart des variétés qui restent populaires sont celles qui sont cultivées depuis de nombreuses années, et qui sont encore disponibles aujourd’hui.

Heureusement, certaines des plus récentes introductions d’Amérique du Nord sont nettement différentes des variétés hollandaises disponibles auparavant. La compagnie de graines TH Seeds, autrefois connue sous le nom C.I.A ou K.G.B, a introduit plusieurs variétés d’Amérique du Nord au milieu des années 1990. La plus intéressante d’entre elles est la S.A.G.E., qui est une variété à base de Haze, originaire des montagnes costales de Big Sur, en Californie. S.A.G.E signifie « Equilibre Génétique Sativa Afghan », une appellation qui aurait pu convenir aussi bien à plusieurs autres hybrides indica/sativa stabilisés.
La Bubblegum est une variété bien connue originaire de l’Indiana qui arriva à Amsterdam via la Nouvelle Angleterre au début des années 1990.
La Akorn, la Heavy Duty Fruity, la Mendocino Madness, et la Stinky Pinky, sont toutes des hybrides indica/sativa qui ont été introduits en Europe sous la forme de clones femelles.

Plus récemment, une série de variétés d’extérieur bien connue en provenance du Nord Ouest de la cote Pacifique a été introduit par les compagnies de graines Dutch Passion et Sagarmatha. Ils proviennent d’un seul breeder (DJ Short) et sont appelées Flo, Blueberry, et Blue Velvet.

L’accession aux landraces du Brésil a apparemment pesé lourdement dans plusieurs des sélections de la compagnie de graines KC Brains, ainsi que dans la White Widow du breeder Shantibaba. Une autre version de l’histoire raconte que la famille Widow serait arrivée sous forme de graines en Hollande depuis le Sud Est des USA.
Souvent, un acheteur de graines ne peut pas déterminer la lignée génétique d’une variété car celle-ci est gardé secret ou inconnu. Au moment de la récolte, le plus important sera de savoir si la variété était appropriée au cultivateur et à ses conditions de culture, plutôt que de connaître sa lignée génétique supposée ou d’avoir un nom qui donne envie.
Beaucoup de ces excellentes nouvelles variétés détiennent de belles promesses pour l’avenir car les breeders continuent de les travailler pour la culture en intérieur, sous lampe artificielle.

Auteur : Robert Connell Clarke
Bonne lecture à vous ! :D

Marcel
 
28
3
eh oui, je n'oublie pas nos amis francophones de la ferme du THC !! même si on est pas très nombreux dans le coin lol

la bonne vibes à toi ;)
 

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